Le bonheur est un choix…

Voilà ce qu’il était écrit en dessous d’une image qui m’a interpellée sur un réseau social. L’image montrait un podium avec des enfants, le vainqueur la mine triste et le 3ème brandissant, rempli de joie, son écriteau de numéro 3. Et si c’était vrai, si notre bonheur ne dépendait que de nous!

La science du bonheur, aussi appelée psychologie positive, étudie le fonctionnement optimal des individus, des groupes, des institutions et de la société. C’est aussi la science qui s’intéresse aux conditions favorables qui influencent l’épanouissement et le bien-être de la personne.

J’utilise ici volontairement le terme de “psychologie positive” et non de “pensée positive” car les 2 termes désignent des approches bien différentes. La pensée positive, qui est davantage une méthode, une philosophie de vie, consiste à adopter une attitude positive en toute circonstance, là où la psychologie positive suggère que certaines situations requièrent du réalisme voire de la négativité. Et surtout, cette dernière se base sur des expériences scientifiques, qui peuvent être reproduites. La psychologie positive observe l’épanouissement et propose des pistes de vie, des choix à ceux que le bien-être intéresse.

Nous savons aujourd’hui que c’est le regard que nous portons sur les évènements qui fait que nous en pleurons ou que nous en riions.

Au delà de notre perspective, nous ne sommes pas tous égaux face au bonheur.

Les résultats d’une étude menée en 1990 sur le développement de jumeaux séparés à la naissance et adoptés séparément démontrent que le bonheur dépend à 50% de facteur génétique.

Nous avons un capital bonheur à la naissance, qui est plus ou moins important, en fonction du bon vouloir de dame nature. C’est un peu comme la loterie du poids, certains vont manger des frites tous les jours (la référence aux frites, un clin d’oeil à ma Belgique natale) sans prendre un gramme alors que d’autres devrons aller à la salle de sport tous les jours pour perdre un gramme. Pour le capital bonheur c’est pareil!

Le point positif de cette découverte, c’est que chacun peut agir sur son bonheur! Alors quelle est la recette me direz-vous?

Simple et pas si simple.

Les 3 ingrédients qui composent notre bonheur sont: le facteur génétique (50%), les éléments extérieurs (10%) et notre comportement (40%).

La moitié de notre capital bonheur dépend donc de la longueur d’un gène (5HTT) qui a une influence directe sur la manière dont nous ressentons un évènement. Ensuite 10% est fonction des éléments extérieurs comme le climat ensoleillé, l’argent, la réussite scolaire de nos enfants, notre temps libre, les vacances. Ces 2 premières composantes du bonheur sont des paramètres sur lesquels nous ne pouvons agir directement.

Hors, nous pouvons avoir un impact sur le 3ème facteur, notre comportement.

Simple.

40% de notre bonheur dépend de notre comportement et de la manière dont nous abordons les évènements que nous rencontrons.

Wouaw, génial! Il suffit de porter des lunettes roses pour augmenter notre épanouissement dès demain.

Pas si simple.

La psychologie positive donne 3 axes sur lesquels se concentrer pour augmenter notre bonheur:

  • notre capacité d’adaptation
  • notre confiance en nous
  • notre rapport à l’optimisme.

La clé de notre bonheur réside donc dans le changement de comportement au sein de ces 3 piliers.

Pour y travailler, la première étape est d’avoir une discussion avec soi-même, de nous observer et d’analyser notre approche préférentielle des évènements. Il faut ensuite décider de changer systématiquement notre perspective sur les situations que nous rencontrons pour y adapter notre comportement. Enfin, nous devons mettre en place de nouveaux rituels et changer certaines de nos habitudes. Moins simple.

Selon l’étude de Philippa Lally, chercheuse en psychologie de la santé à l’Université College de Londres, il faut 66 jours minimum avant qu’un nouveau comportement devienne automatique.

Regardons le positif. La science a parlé. Nous avons le pouvoir d’être plus heureux, simplement en le décidant et en modifiant notre comportement face aux situations de la vie quotidienne.

Nous avons les cartes en main pour augmenter notre bonheur, alors à nous de jouer!

Je vous invite dès lors à développer dès aujourd’hui des comportements qui influent sur votre bien-être et je vous donne rendez-vous dans un peu plus de 2 mois pour faire le point sur votre capital bonheur.

Bonne réflexion et bon développement. Et n’oubliez pas de profiter de la vie 😉

Céline Engels 

Coach, formatrice, facilitatrice

Happiness Career Coach @ woodyou.expert

Ps: Pour échanger davantage sur l’épanouissement professionnel et personnel, je vous invite à rejoindre notre groupe privé https://www.facebook.com/groups/195389631708122/about/

Sources:

– 3 kifs par jour, Florence Servan-Schreiber, Marabout, 2011

– https://www.huffingtonpost.fr/james-clear/combien-de-temps-faut-il-pour-prendre-une-habitude-selon-la-science_b_5131357.html

– Photo de Just Name provenant de Pexels

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