« Quiet quitting », démission silencieuse, qu’est-ce que ce nouveau phénomène professionnel ?
Cette démission « discrète » est le fait de faire le stricte minimum au travail, satisfaire uniquement sa fiche de poste, sans heure supplémentaire ni engagement quelconque en plus de ce qui est demandé.
Cette nouvelle tendance, selon une étude du cabinet Gallup en juin 2022, concerne 50% des salariés américains. Elle résulte de la « grande démission » suite au covid 19. En France, 37% des employés seraient concernés. Au Luxembourg, selon ce même cabinet, le taux d’engagement, soit des personnes qui se disent réellement investies dans leur métier, n’est que de 8%. Il est de 11% en Belgique.
Que cache donc cette nouvelle tendance ?
Les démissionnaires silencieux sont des personnes qui ont décidé de remettre le travail à sa juste place et de préserver leur équilibre pro vs perso. Bravo pour cette prise de conscience !
Cette dynamique du minimum syndical, comme on dit chez nous en Belgique, permet de déconnecter complètement de l’environnement professionnel pour avoir l’esprit libre et profiter pleinement de son temps libre, de sa vie, en dehors du boulot.
Elle concerne également des personnes qui veulent lever le pied.
Et si cette stratégie était en fait, un emprisonnement, une mise sous silence du potentiel ?
Je m’explique; ces démissionnaires limitent consciemment leurs capacités au travail pour se libérer du temps et de la charge mentale. Certes, cela doit être satisfaisant dans un premier temps car il y a une impression de liberté.
Une impression.
Leur potentiel est enfermé, leurs talents inhibés dans une perte de sens. Sans engagement, il n’y a pas de motivation et sans motivation, il n’y a pas de source de plaisir. Sans plaisir, il y a une perte de sens. Nos forces et nos talents ont besoin d’être exercés et nourris, sinon, ils s’évaporent.
Alors peut-être que certains diront qu’ils trouvent tout de même du plaisir, mais que c’est juste qu’ils ne veulent plus en faire plus, qu’ils posent leurs limites.
Je ne vise pas ici les personnes qui ont pris conscience que leur équilibre pro&perso n’était plus le bon. Je m’adresse aux salariés qui ne s’épanouissent pas dans leur job et qui pour cette raison, décident en toute conscience de « ne plus en toucher une ».
Cette stratégie de démission silencieuse n’est pas tenable sur le long terme.
La majorité des salariés passent 40 heures par semaines au travail. Cela veut dire que les démissionnaires passent 8 heures par jour, de leur vie, à faire quelque chose qui ne les ressource pas. Les démissionnaires silencieux travaillent pour le résultat et rien d’autre.
Les neurosciences confirment que lorsqu’on fait les choses pour le résultat, et donc ici le salaire par exemple, on s’épuise, tôt ou tard.
Il s’agit donc, pour moi, d’une stratégie de liberté empoisonnée.
Imaginez-vous, prendre le chronomètre et attendre que la cloche sonne 8 heures après pour être libéré. C’est comme se mettre entre parenthèse pendant 8 heures. Passer tous les jours par la case « prison » et attendre d’aller sur la case « plaisir ».
Et si vous pouviez avoir un case qui reprend travail et plaisir? Et si vous changiez de perspective?
Il ne s’agit plus de se convaincre que le travail n’est qu’une source de revenu et qu’il faut s’épanouir en dehors, il s’agit de changer d’angle de vue et de se dire que le travail peut être cette activité épanouissante, liée à nos centres d’intérêts.
Changer sa façon d’appréhender le travail, y voir une opportunité d’épanouissement, de plaisir, de croissance et de développement de son potentiel.
En résumé, le « Quiet quitting », c’est une stratégie intéressante si elle est temporaire, le temps de développer vos compétences pour mettre en place votre nouveau projet professionnel. Sinon, elle n’est qu’une impression de liberté qui essouffle et laisse faner votre potentiel.
Pour terminer sur une note positive, voici des solutions pour en sortir :
1) Faire le point sur votre situation actuelle :
– Est-ce que j’aime mon job?
– Qu’est-ce que j’aime dans mon job?
– Qu’est-ce que je voudrais faire plus?
– Quel serait mon job de rêve?
2) Identifier les blocages :
– Qu’est-ce qui m’empêche de quitter ce job?
– Quels sont mes vraies peurs, mes propres limites qui m’empêchent de sortir de ma zone de confort?
– Quelles sont mes alternatives?
3) Définir un nouveau projet professionnel :
– Quel est mon objectif pro?
– Quel délais je me fixe, de façon réaliste, pour l’atteindre?
– Quelles sont les compétences que je veux ou dois développer?
4) Mettre en place un plan d’actions :
– Quelles actions prendre et quand pour concrétiser mon projet pro idéal?
– Sur quelles ressources je peux m’appuyer?
J’invite toutes les personnes qui se retrouvent dans cette tendance de « Quiet quitting » à prendre leur vie en main, à se poser les bonnes questions pour oser révéler leur plein potentiel, pour oser être elles-mêmes, dans leur job.
Pour faire le point sur votre situation professionnelle et votre potentiel, dormant ou pas 😉, je vous propose une première discussion, offerte. Cliquez sur ce lien https://calendly.com/celineengels/entretien-strategique pour prendre rendez-vous.
A bientôt,
Avec enthousiasme,
Céline, votre coach en bonheur pro&perso